Le Mas de Daumas Gassac annonce la vente de l’ensemble de son millésime 2015 rouge en réservation Primeur

110 000 bouteilles de Mas de Daumas Gassac rouge 2015 vendues en deux mois, en réservation Primeur. 55 000 blancs 2016 d’ores et déjà réservés, sur une production qui en compte 60 000. Sans être une première, cette rupture de stock qui intervient avant la mise en bouteille des millésimes, confirme le succès du Mas de Daumas Gassac, tête de pont de la viticulture languedocienne qui enregistre au fil des ans une hausse de ses demandes en souscription, cette année de l’ordre de 20%. « La différence avec les autres années, c’est que nous sommes passés en rupture fin octobre avant la fin de l’offre primeur. C’est aussi le millésime qui traduit la plus forte augmentation des demandes, non pas en volume mais en nombre de clients », explique Roman Guibert, de la fratrie Guibert (Roman, Gaël, Samuel et Basile) à la tête de ce domaine fondé en 1978 par Véronique et Aimé Guibert, dans la vallée du Gassac à Aniane (Hérault).

Lorsque le vin est rare
Il y a plusieurs raisons à ce phénomène : d’abord, l’incroyable longévité des vins du Mas de Daumas Gassac qui en fait une valeur sûre des placements ; la qualité du millésime aussi ; et sans conteste, la réussite commerciale de ce système de vente en souscription d’origine bordelaise, mis en place au domaine en 1978. Tous ces indicateurs participent au phénomène de rareté des vins du Mas de Daumas Gassac, vendus depuis trente-huit ans sous la domination Vins de Pays (après avoir été vins de table). Car ce millésime rouge 2015, il n’y en aura plus. Mais rareté ne veut pas dire infidélité chez les Guibert, qui ont tout mis en œuvre pour satisfaire leurs clients historiques. « Nous avons dû diviser nos commandes par deux pour y parvenir », précise Roman Guibert. Ainsi, les commandes professionnelles ont été limitées à 30 bouteilles ; à l’export, les allocations Primeur ont été maintenues mais limitées aux importateurs historiques, le Mas de Daumas Gassac tenant à sa politique de vente atomisée dans 80 pays du monde. Même restriction pour les ventes aux particuliers, qui représentent 50% des ventes en Primeur : les nouveaux clients ont été limités à six bouteilles. Ce millésime 2015 rouge s’est vendu au prix public de 21 € la bouteille, dans un contexte de hausse des prix des ventes en Primeur généralisé en France.
Un prix record pour ce vin emblème du renouveau languedocien, qui depuis trente-huit ans affirme l’excellence d’un terroir de grands vins, à Aniane en Languedoc.

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